La collection Faire/Face emprunte des chemins de traverse dans ce nouveau monde en crise. Poésie, témoignage, récit ou point de vue de spécialistes, chaque volume donne à réfléchir aux transformations actuelles avec des textes d'une quarantaine de pages accessibles au grand public. La collection Faire/Face est ouverte aux philosophes, aux scientifiques, aux artistes, aux écrivains et à toute personne qui voit l'humanité comme notre horizon indépassable. Nous élevons ainsi une communauté d'espérance.

La collection Faire/Face a été créée par l’écrivain et essayiste Jean-Roger Geyer (1943-2024).

Faire/Face est une collection des éditions Zortziko.

Faire/Face est distribuée et diffusée par Soleil.

Editions Zortziko

Définir et situer Kenneth White n’est pas chose aisée. Plusieurs formules ont circulé ces dernières années : «  Écossais d’origine, Français d’adoption  », «  Européen erratique  », mais elles n’ont qu’une validité approximative. C’est que White navigue, non pas à vue, mais d’un compas sûr, en dehors des zones de fréquentation habituelle. Puis il y a l’immensité et la variété de son œuvre, porteuse d’érudition multiculturelle, de philosophie occidentale-orientale et d’une force d’expression rare. Cette œuvre parcourt des territoires divers, en traversant les domaines séparés de l’essai, du récit et de la poésie. Dans cette «  lettre ouverte  », s’il s’adresse d’abord à un contexte pandémique, il en fait le point de départ pour l’exploration d’un espace fondamental inédit. Le résultat est un texte à la fois perspicace, marquant et inspirant.

Quoi de plus naturel qu’une bonne averse. Elle nous oblige à chercher un abri, à ouvrir le parapluie, à remettre nos projets immédiats en question. On ferme les yeux et on entend les gouttes tomber sur le toit : un cœur qui bat résonne au-dessus de nos têtes. Nous avons pourtant du mal à apprécier la pluie à sa juste valeur, bienfaitrice universelle et source de vie pour la terre. 

Itxaro Borda (1959, Bayonne) auteure en langue basque parle de la pluie comme d’une amie proche, une confidente qui écoute nos peurs et multiplie nos sensations de plaisir.  

L’Intelligence Artificielle (I.A.) est le sujet du moment, un sujet incontournable et en prise directe avec la réalité, y compris dans la situation sanitaire actuelle. L’I.A. est déjà là… Elle pose la question, sans doute pour la première fois en des termes forts, de la place de l’humain ? Il ne s’agit plus, aujourd’hui, de se demander s’il y a opportunité à introduire ces techniques dans le fonctionnement de sa vie. Il nous faut découvrir l’Intelligence Artificielle. Elle est là pour nous simplifier la vie et nous faire gagner du temps et de l’énergie. Comment vivre cette transition ? Michel Berger nous fait parcourir tout un pan économique de la révolution numérique actuelle et future

Michel BERGER est diplômé d’une école de commerce. 50 ans de bénévolat, dont 32 ans Conseil en communication, spécialiste de l’accueil et du téléphone en B to B

Nokhoï est le monologue d’un chien. D’un chien pensant et errant qui suit les vicissitudes d’une vie nomade, dans la Mongolie profonde. Un chien qui observe, qui s’attarde aux situations, comme le ferait un vieux sage. Il ratiocine sur tout et rien. Les faits et les méfaits de Staline – son idole –, les abus de ses maîtres, ou les simagrées des chamanes. D’un bout à l’autre de son récit, sa réflexion canine est implacable, d’autant qu’il est, Nokhoï, en viverrin à la fourrure dense et au minois masqué de noir, doté à s’y méprendre, des facultés d’un homme pensant et aussi de ses défauts. Sarah Dars a couru le monde, essentiellement l’Inde du Sud et la Mongolie. Elle a publié chez Philippe Picquier une série de romans qualifiés de policiers ethnologiques, où se croisent à la fois l’intrigue et les hautes traditions de l’Orient.

Kim Pasche est un trappeur. Un anthropologue expérimental. Plus exactement un gardien des savoirs ancestraux. Originaire de Moudon en Suisse, il vit entre la Drôme et le Yukon, dans le Canada profond. Sa fascination pour les peuples racines l’initie à une vie proche de l’homme magdalénien. Il taille le silex, chasse à l’arc, fait son feu à l’étincelle de la roche frottée et se nourrit de la nature sauvage. À la lisière du monde, je m’étais arrêté témoigne d’un grand retour, d’une mémoire exhumée. D’un sens nouveau de l’être. D’une volonté forte de vivre une autre vie. D’y adhérer, par la quête et la conscience d’un accord profond, entre soi et la nature.
Kim Pasche a publié Arts de vie sauvage et gestes premiers aux éditions de Terran. L’endroit du monde en quête de nos origines sauvages chez Arthaud.

Le temps d’une vie de Piotr Plauszewski invite à une réflexion sur les âges de la vie. De l’enfance à l’âge d’homme, jusqu’aux fins dernières. De l’instant où on naît à celui où on n’est plus, cheminant entre l’un et l’autre. Une réflexion en alerte, sur les tribulations sentimentales et les séparations, jusqu’à devenir un somnambule de la vie. En même temps, il tente de répondre aux questions qu’on se pose sur notre condition, avec conscience (sagesse ?) pour échapper à la fatalité de vivre. Ainsi qu’à celle des fins dernières.

Piotr Plauszewski est auteur de récits (Gallimard) et d’essais (Indigène éditions, Petra, Bartillat). Il a publié aux Éditions Zortziko : Lettre de guerre à V. Poutine

Mater Alegria est un hommage aux mères qui traversent les temps et les lieux, ces mères qui ont été, celles qui sont aujourd’hui. Si depuis toujours la figure maternelle fait, comme à son corps défendant, naître littérature, représentations, réflexions et discours, la question de la maternité est aujourd’hui éminemment politique.
À travers ses propres souvenirs et dans une conversation avec d’autres paroles d’écrivains, Isabel Gutierrez invite le lecteur à une méditation profonde et poétique sur le sens même de cette expérience. Elle montre combien joie, confiance et puissance sont à la fois la source et le merveilleux cadeau de la maternité.

Isabel Gutierrez habite au cœur du massif de la Chartreuse. Elle enseigne le cinéma et la littérature à Grenoble. Elle est l’autrice d’un roman, Ubasute (Éditions de La fosse aux Ours).

Le 17 novembre 2018, date de la première manifestation des Gilets jaunes, le gouvernement ouvrait une séquence sanglante. Usage d’armes de guerre sur le peuple, mutilés tombés dans l’oubli, justice instrumentalisée, méprisante propagande médiatique. Quatre ans plus tard, le constat est amer : notre liberté de manifester a été affectée durablement. Alors que le massacre social suit son cours, oserons-nous retourner en masse dans la rue, au péril de nos vies ? Ou la répression a-t-elle eu raison de notre capacité de révolte?

Maïlys Khider est journaliste et autrice du livre, « Médecins cubains : les armées de la paix » (LGM, 2021). Elle écrit pour Le Média, Reporterre, Blast, Le Monde diplomatique et d’autres.

Dans Condamnés à être libres, écrit en 2021 (mais dont l’actualité ne fait pas défaut), l’auteur répond à l’une de ses anciennes élèves de lycée qui sombre dans l’angoisse de l’avenir. Plutôt que d’apporter des éléments concrets sur d’éventuels remèdes, il tente de mettre en lumière certains mécanismes de conditionnement mental qui façonnent chaque individu et les outils qui en sont à l’origine. Condamnés à être libres déroule le fil d’une pensée selon laquelle les virus les plus dangereux sont d’ordre psychologique.

Devenir mère : une rencontre, un défi est un témoignage vibrant, à plusieurs voix, de jeunes mères qui racontent ce qu’elles ont ressenti et vécu de l’enfant à naître, pendant la longue attente, puis lorsque l’enfant paraît. Une relation de nature pas si évidente que ça... Qu’est-ce que devenir mère en ce 21e siècle et comment le vivre au-delà de l’idée qu’on s’en fait ? En quoi est-ce un défi ? Chacune cherche à savoir. La mère serait-elle initiée par l’enfant, ou bien la vie en décide-t-elle, malgré les contraintes de la maternité et la possibilité de s’y soustraire ? Devenir mère : une rencontre, un défi tente d’y répondre.

Chaque année, des milliers de voyageurs viennent dans le désert pour retrouver l’instant présent, le feu de bois, l’instinct nomade. Ils oublient leurs montres en un coucher de soleil, puis repartent vers leur futur. Qu’ont-ils traversé, vraiment ? Qui sont ces hôtes habillés en bleu qui ont remis les pendules à l’heure quand eux-mêmes n’ont aucun futur où « rentrer » ? C’est quoi, l’instant présent ? La montre dans le sable raconte une histoire engloutie, celle de Moon, celle de Louaï et sans doute de bien d’autres gens, disparus quelque part dans ce monde.

Kattalin Dalat a exercé les métiers de chargée de communication, correspondante de presse et écrivain public. Passionnée par les cultures du monde, l’envers du décor, elle mène une vie nomade consacrée à l’écriture.

Qu’est-ce que le silence ? Pourquoi notre époque semble le fuir, et même le redouter, comme autrefois on craignait le Diable? Le silence est pourtant le commencement : du monde, de la parole, des relations humaines. Il en marque aussi la fin, mais avec la promesse d’un retour, car dans le silence où tout meurt, tout peut recommencer. La crise de l’homme contemporain, ne serait-ce, après tout, qu’une tentative frénétique d’oublier le silence ?

Eugène Green est cinéaste et écrivain. Ses films les plus récents sont Attarabi et Mikelats (2021) et Le Mur des morts (2022). Ses derniers livres sont des romans : Moines et chevaliers (Éditions du Rocher 2020) et Le Partage des eaux (Éditions Arteaz 2023) ; un essai : En faisant, en trouvant, notes sur la poésie (Éditions Exils 2022) et un recueil de poèmes : En glanant dans les champs désolés (Éditions Champ Vallon 2023).

Avec ce premier recueil de textes, Ken Wong-Youk-Hong devient un authentique porte parole de ses "amis de la rue". Il témoigne en quelques lignes du basculement d'une existence dans la précarité absolue. Ken Wong-Youk-Hong fait le récit de parcours singuliers qui ont tous suivi la trajectoire fatale de l'exclusion. Car si la vie tient à un fil, l'enfer aussi. Il raconte les violences conjugales, l'homophobie, la transphobie qui demeurent aujourd'hui encore des causes de bannissement social.

Né en Guyane en 1978, d’une mère martiniquaise et d’un père d’origine chinoise, le photographe Ken Wong-Youk-Hong, alias L’Œil de Ken, réalise une œuvre citoyenne qui met en avant les « invisibles ».